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Femmes seniors : quand l’âge devient un coût invisible

  • Catherine BARLOY
  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture

D’après l’article Fondation des Femmes - France Info


Elles sont neuf millions en France.Neuf millions de femmes entre 45 et 65 ans.Et pourtant, elles restent largement absentes des discussions sur le travail, l’emploi et les carrières.

Le dernier rapport de la Fondation des Femmes, intitulé « Le coût de la séniorité des femmes », met des chiffres concrets sur une réalité que beaucoup vivent déjà dans leur corps, leur parcours et leur portefeuille.



Vieillir coûte cher… surtout quand on est une femme

Selon ce rapport, une femme entre 40 et 60 ans perd en moyenne 7 862 euros par an par rapport à un homme.Sur vingt ans, cela représente 157 245 euros de manque à gagner.

Et ce n’est pas une impression : ce sont des données très précises issues de l’INSEE, qui comparent les trajectoires professionnelles des femmes et des hommes.

Même si l’écart salarial global a diminué depuis les années 1990, il se creuse nettement à partir de 40 ans, puis explose au moment de la retraite :

  • les pensions des femmes sont en moyenne 40 % plus basses que celles des hommes,

  • près de 40 % des femmes perçoivent moins de 1 000 euros de retraite, contre 20 % des hommes.


Une double peine : sexisme et âgisme

À partir de 45 ans, beaucoup d’entreprises considèrent déjà les femmes comme « seniors ».Moins formées.Moins promues.Moins recrutées.

Le rapport parle clairement d’une double discrimination :

  • le sexisme, toujours bien présent dans les parcours professionnels,

  • l’âgisme, qui touche particulièrement les femmes en milieu de carrière.

Résultat : stagnatio, temps partiel subi, mises à l’écart silencieuses.


Des réalités de vie largement ignorées

Le rapport met aussi en lumière les charges invisibles qui pèsent sur les femmes à cette période de la vie.

Entre 45 et 65 ans, beaucoup cumulent :

  • une carrière qui ralentit ou stagne,

  • des responsabilités d’aidantes auprès de parents vieillissants ou de proches,

  • des enjeux de santé spécifiques, notamment liés à la ménopause, (87 % des femmes concernées déclarent au moins un symptôme difficile),

  • parfois un rôle de grand-mère actif, rarement reconnu comme un vrai travail.

Et pourtant, tout cela passe sous les radars :

des entreprises, des politiques publiques, et même des médias.


Une bombe sociale en devenir

La Fondation des Femmes parle clairement d’une bombe sociale et économique.Avec l’allongement de la durée de vie, le recul de l’âge de la retraite et une natalité en baisse, la part des femmes de 45 à 65 ans dans la population active va continuer à augmenter.

Si rien ne change, la précarité féminine après 60 ans va s’aggraver.Ce n’est pas une fatalité, mais c’est un signal d’alarme.



Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

La Fondation propose plusieurs pistes :

  • mieux reconnaître le rôle des aidantes,

  • intégrer l’âgisme dans les indicateurs d’égalité professionnelle,

  • valoriser les parcours des femmes expérimentées,

  • et surtout arrêter de considérer qu’à partir de 45 ans, une femme n’est plus un investissement.


Redonner de la place, de la valeur et des choix

Chez CBF Impulsion, ces constats résonnent particulièrement.Nous accompagnons chaque jour des femmes de 45, 50, 55 ans et plus : compétentes, engagées, expérimentées… mais souvent fragilisées par un système qui ne leur laisse plus beaucoup de place.

Faire un bilan de compétences, se former, repenser sa trajectoire, ce n’est pas “changer de voie parce qu’on n’a plus le choix”. C’est reprendre du pouvoir sur sa vie professionnelle, redonner de la valeur à son expérience et sécuriser son avenir.

Les femmes seniors ne sont pas un problème à gérer.Elles sont une ressource majeure, encore trop souvent sous-estimée.


👉 Si ces questions vous concernent, directement ou indirectement, il est peut-être temps de ne plus rester seule face à ces enjeux. Chez CBF Impulsion, on crée des espaces pour souffler, réfléchir, clarifier, se projeter et agir— à son rythme, à son âge, avec son histoire.


 
 
 

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