Reconversion : les erreurs à éviter quand on veut se lancer à son compte
- Catherine BARLOY
- il y a 13 minutes
- 3 min de lecture
Se lancer à son compte après une reconversion, c’est souvent un mélange d’excitation, d’envie de liberté… et d’un petit vertige aussi.
On a envie de faire ce qu’on aime, de choisir son rythme, de redonner du sens à son travail.
Mais derrière ce rêve, il y a aussi des pièges dans lesquels beaucoup tombent — surtout quand on change complètement de voie.

Voici les erreurs les plus fréquentes… et comment les éviter.
1. Se lancer sans avoir vraiment posé son projet
Beaucoup arrivent en bilan de compétences avec une idée en tête, parfois même une passion.
Mais une passion ne suffit pas à faire tourner une activité.
Ce qui manque souvent, c’est une vision claire :
Qu’est-ce que je propose exactement ?
À qui ?
Et pourquoi ça fonctionnerait ?
Sans ce travail de clarification, on avance à l’aveugle.
Un projet bien posé, c’est ce qui évite de s’éparpiller et de perdre confiance dès les premières difficultés.
2. Penser qu’on peut “se débrouiller tout·e seul·e”
C’est une phrase qu’on entend très souvent :
“Franchement, je vais gérer, je peux le faire tout·e seul·e.”
La réalité, c’est que personne ne réussit seul.
Le réseau — même petit au début — est un levier énorme : soutien, conseils, retours, opportunités.
Construire son réseau avant de se lancer, c’est déjà préparer son futur terrain de jeu.
3. Sous-estimer la partie financière
Quand on passe du salariat à l’entrepreneuriat, on découvre vite que la liberté a un prix :
gérer sa trésorerie, anticiper les creux, comprendre ses charges, prévoir ses investissements.
Ce n’est pas inné, et ce n’est pas grave.
Mais ignorer cette partie, c’est se mettre en danger.
Se former à la gestion financière — même aux bases — change tout.
Et parfois, un accompagnement au démarrage évite bien des sueurs froides.

4. Vouloir tout faire soi-même
Quand on démarre, on veut tout maîtriser : la communication, l’administratif, les offres, les visuels, les ventes…
C’est humain.
Mais c’est aussi le meilleur moyen de s’épuiser.
Apprendre à déléguer, à prioriser, à se concentrer sur ce qu’on fait vraiment bien, c’est un vrai tournant dans une reconversion.
5. Ne pas tester son idée avant de se lancer “pour de vrai”
Beaucoup se disent :
“Je me lance, et on verra bien.”
Sauf que “voir” peut coûter cher.
Tester son offre, échanger avec des premiers clients, ajuster, affiner…
C’est ce qui permet de vérifier que le marché attend vraiment ce que vous proposez.
Un test, même simple, vaut mieux qu’un grand saut dans le vide.
6. Imaginer que tout va marcher vite
La reconversion, c’est un chemin.
L’entrepreneuriat aussi.
Les deux ensemble… demandent du temps.
Ce n’est pas un manque de talent, ni un signe que “ce n’est pas fait pour vous”.
C’est juste normal.
La patience, l’ajustement, la constance : ce sont des compétences à part entière.
7. Dire oui à tout… et s’y perdre
Quand on démarre, on veut prouver qu’on est capable, qu’on est motivé, qu’on peut tout faire.
Alors on dit oui.
À tout.
À tout le monde.
Jusqu’à se retrouver à faire des choses qui n’ont plus rien à voir avec son projet.
Savoir dire non, poser des limites, protéger son énergie : c’est essentiel pour tenir dans la durée.

👉 Comment CBF Impulsion accompagne ces étapes
Chez CBF Impulsion, on accompagne celles et ceux qui veulent se reconvertir et créer leur activité sans se perdre en route.
Avec le bilan de compétences, on clarifie le projet, on pose les bases, on vérifie la cohérence entre vos envies, vos forces et la réalité du marché.
Avec la formation, on vous donne les outils concrets pour structurer votre activité, comprendre les aspects financiers, tester votre offre et avancer avec méthode.
Parce qu’une reconversion réussie, ce n’est pas un saut dans le vide : c’est un chemin qu’on construit, étape après étape.




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